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homme sait

Le 8 octobre 2013, 09:27 dans Humeurs 0

Cette vie en partie double, et les ménagements dont un galant homme sait envelopper ses plaisirs, eurent bientôt entamé son capital. Rien ne coûte plus cher à Paris que l'ombre et la discrétion. Le duc était trop grand seigneur pour compter avec personne. Il ne sut jamais rien refuser à sa femme ni à la femme d'autrui. Ne croyez pas qu'il ignorât les brèches énormes qu'il faisait à sa fortune; mais il comptait sur le jeu pour tout réparer. Les hommes à qui le bien est venu en dormant s'habituent à une confiance illimitée dans le destin. M. de La Tour d'Embleuse était heureux comme celui qui prend les cartes pour la première fois. On estime que ses gains de l'année 1841 doublèrent son revenu et au delà. Mais rien ne dure en ce monde, pas même le bonheur au jeu: il en fit bientôt l'expérience. La liquidation de 1848, qui mit à nu tant de misères, lui apprit qu'il était ruiné sans ressource. Il aperçut sous ses pieds un abîme sans fond. Un autre aurait perdu l'esprit; il ne perdit pas même l'espérance. Il alla droit à sa femme et lui dit gaiement: «Ma chère Marguerite, cette maudite révolution nous a tout pris. Nous n'avons pas mille francs à nous.»

quelles étaient

Le 21 septembre 2013, 10:08 dans Humeurs 0

Quelquefois c'était Danton qui recevait à son tour ses collègues en puissance; sa femme était jeune et belle, et jamais on n'eût dit, en la voyant, qu'elle était chaque jour témoin du massacre de tant de milliers de victimes innocentes... Quelquefois aussi on allait chez Camille Desmoulins. Sa femme a laissé un nom qui vivra dans l'avenir. On parlera longtemps de sa beauté, de son esprit et de ce courage héroïque qui lui fit chercher la mort pour rejoindre celui qu'elle aimait au point de détester une vie qu'ils ne devaient plus parcourir ensemble...

Il y avait souvent des réunions, des dîners, des soupers chez les hommes de la Révolution; mais une chose à remarquer, c'est qu'il y avait peu de fêtes particulières à l'époque désastreuse de 92 et 93, même dans les maisons des membres du Comité de Salut public. Ils se réunissaient parce que la nature française repoussera toujours l'isolement; mais il semblait qu'ils craignissent d'éveiller eux-mêmes des sons joyeux, et de provoquer le rire au milieu de tant de pleurs et de deuil!... Les bals, les fêtes avec de grands appareils, tout cela était public, et donné au peuple pour l'empêcher d'entendre les cris des victimes lorsque la mort leur était trop amère, comme à madame Dubarry... Ces saturnales suffisaient à ce peuple, qui, semblable à celui de Rome, voyait tomber des têtes et allait applaudir aux jeux du cirque en criant également: Vive César!...

du massacre

Le 21 septembre 2013, 09:55 dans Humeurs 0

Quelquefois c'était Danton qui recevait à son tour ses collègues en puissance; sa femme était jeune et belle, et jamais on n'eût dit, en la voyant, qu'elle était chaque jour témoin du massacre de tant de milliers de victimes innocentes... Quelquefois aussi on allait chez Camille Desmoulins. Sa femme a laissé un nom qui vivra dans l'avenir. On parlera longtemps de sa beauté, de son esprit et de ce courage héroïque qui lui fit chercher la mort pour rejoindre celui qu'elle aimait au point de détester une vie qu'ils ne devaient plus parcourir ensemble...

Il y avait souvent des réunions, des dîners, des soupers chez les hommes de la Révolution; mais une chose à remarquer, c'est qu'il y avait peu de fêtes particulières à l'époque désastreuse de 92 et 93, même dans les maisons des membres du Comité de Salut public. Ils se réunissaient parce que la nature française repoussera toujours l'isolement; mais il semblait qu'ils craignissent d'éveiller eux-mêmes des sons joyeux, et de provoquer le rire au milieu de tant de pleurs et de deuil!... Les bals, les fêtes avec de grands appareils, tout cela était public, et donné au peuple pour l'empêcher d'entendre les cris des victimes lorsque la mort leur était trop amère, comme à madame Dubarry... Ces saturnales suffisaient à ce peuple, qui, semblable à celui de Rome, voyait tomber des têtes et allait applaudir aux jeux du cirque en criant également: Vive César!...

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